Après environ 3h30 de vol et 2000 km parcourus depuis Paris, les côtes islandaises se dessinent à l’horizon. Malheureusement, l’île entière semble recouverte par d’épais nuages et ce n’est que lors de la descente finale vers la péninsule de Reykjanes, au sud-ouest de l’île, que nous découvrons un paysage d’un autre monde. Le sol est noir, des champs de lave à perte de vue, desquels dépassent parfois quelques cratères et leurs fumeroles. Aucune végétation ne pousse là-dessus, à l’exception d’un peu de mousse qui parsème cet horizon désolé de plaques ocres ou jaunâtres.

L’aéroport international de Keflavik se trouve à environ 40 km de la capitale, et c’est donc après une heure de trajet en car (embouteillages compris) que nous arrivons à l’auberge de jeunesse. Juste à côté se trouve la piscine géothermale de Laugadalur, nous y allons (et y reviendrons encore deux fois, à chacun de nos passages à l’auberge de Reykjavik !). Il faut dire que les piscines islandaises sont ce qu’il y a de mieux en matière de piscine : bassin intérieur, bassins extérieurs (à environ 32°C), jacuzzi, solarium, petits bains chauds (38, 40, 42, 44°C), toboggans, hammam, sauna… Et elles sont en plus vraiment très propres, ce qui permet au passage d’avoir une eau beaucoup moins chlorée que ce que l’on trouve en France. Bien sûr, en Islande les piscines sont chauffées grâce à la géothermie, les sources d’eau chaude abondant sur toute l’île. Alors que la température extérieure est de 13°C, nous regardons le ciel se dégager peu à peu, bien au chaud dans l’eau !

Nous nous mettons ensuite en marche vers le centre ville (situé à 2 km de l’auberge), à la recherche d’un restaurant. Il fait encore grand jour (le Soleil se couche vers 22h30 et l’on y voit très clair jusqu’à une heure après). Sur le trajet, nous apercevons des dizaines de grues, la ville est en chantier et les constructions modernes semblent se multiplier à toute allure. Laugavegur, une des rues principales du centre ville, regorge de magasins de design, on est bien dans un pays nordique ! Nous dinons sur cette même rue, dans un pub. Sur le chemin du retour, nous faisons un crochet par Hallgrímskirkja, l’église « symbole » de Reykjavik, et le « Solfar Suncraft », sculpture moderne rappelant les drakkars des vikings (photo ci-dessous). Ce n’était qu’un premier aperçu, nous visiterons la ville d’avantage lors de notre dernier week-end.

Le drakkar de Reykjavik