Ca y est, j'y suis ! Voilà les premières nouvelles en provenance d'Argentine où je suis arrivé jeudi matin, à Buenos Aires. Dès l'aérogare j'ai senti le choc thermique. Ici c'est l'été et le Soleil tape. Dans ce sens-là, le changement de saison est plutôt agréable. La visite de Buenos Aires n'étant prévue que dans quelques semaines, je me rends directement au terminal de Retiro où je dois prendre un car de nuit le soir même. Dans cette gare routière, des cars arrivent et repartent en continu vers les quatre coins du pays (le 8° plus grand du monde avec une superficie proche de celle de l'Inde). Après avoir repéré les lieux et laissé mon sac en consigne, je pars me faire un rapide aperçu du centre-ville à pied : Plaza San Martin, Avenida Florida, Galeria Pacifica, Avenida Corrientes, l'Avenida du 8 de julio (la plus large du monde), la Plaza de la Libertad, el Congreso, l'Avenida de Mayo, la Casa Rosada et Puerto Madera. A part côté pollution (de ce point de vue, la ville porte plutôt mal son nom), le centre de Buenos Aires est agréable et pas très dépaysant. On dit en effet que Buenos Aires est la ville la plus européenne d'Amérique du Sud.

Avec Maru et Yami

Après une nuit de car semi-cama (sièges inclinables), j'arrive à Villa de Merlo, une petite ville touristique située au pied d'une chaîne de montagnes dans le centre du pays, dans la province de San Luis. C'est encore les vacances d'été ici, et la ville est pleine de touristes argentins. Quant aux étrangers, je n'en ai croisé qu'un seul, un Français travaillant à la SNCF l'été à Marseille, et instructeur de parapente l'été à Merlo ! J'y ai retrouvé Mariana et son amie Yamile pour un week-end "détente". En vrac : récupération du double décalage horaire (les 4 heures de différence du fuseau horaire + le décalage dû aux habitudes locales, comme dîner à 23h00 et sortir à 1h30), pratique intensive de l'espagnol (notamment de l'espagnol argentin où les "y" et les "ll" se prononcent "je" ou "che" et non pas "ye" comme en Espagne), cours de français, découvertes gastronomiques, bars, guitare, piscine et le clou du week-end, un baptême en parapente !

Ce n'est que l'après-midi du troisième et dernier jour que les conditions météo sont devenues favorables pour le parapente (malgré le beau temps à Merlo, la crête de la montagne où sont situés les départs des parapentes était souvent dans les nuages). Dimanche après-midi la cime est enfin dégagée, et Lorena de l'agence de parapente vient nous chercher en voiture dans le centre ville pour nous conduire au départ. Le rôle du passager lors d'un baptême de parapente n'est pas très compliqué. Il suffit juste de courir dans la pente pour le décollage, sans s'asseoir lorsque la voile se déploie et nous tire vers le haut alors qu'on a encore les pieds sur terre. Une fois suspendu en l'air, il n'y a plus qu'à s'assoir et à admirer le paysage, regarder manoeuvrer l'instructeur, tailler la discute, prendre des photos et des videos, et apprendre que ce n'est pas seulement le baptême du passager mais aussi le premier vol de cette voile !!! Tout est très fluide. Il ne manquait que des aigles ou des condors pour parfaire le spectacle. Ensuite on commence à enchaîner les virages, et là ça devient plus dur pour l'estomac... Mais tout s'est bien passé, et 30 minutes après le décollage, nous atterrissons tout en douceur. Bref, une très bonne expérience que je recommande à tous ceux qui en ont l'occasion.

Dimanche soir j'ai pris un bus pour San Luis, la capitale de la province ou pour l'instant je ne peux plus retirer de sous. J'espere bien reussir avant d'etre a la rue... Voila ce que Manu appellerait un bon cliff ;-)