Entre Cuzco et le Machu Picchu s'étend la Vallée Sacrée des Incas, parcourue par la rivière Urubamba. Pour visiter ses différents sites, nous nous déplaçons en minibus ou taxis collectifs pour presque rien. En revanche, l'espace dans les véhicules est utilisé au maximum, et les passagers doivent s'entasser tant bien que mal, quitte à se retrouver debout ou dans le coffre ! Une fois qu'on ne peut vraiment plus prendre personne à bord, le chauffeur démarre.

Le village d'Ollantaytambo, qui a conservé son tracé de l'époque inca, est dominé par plusieurs ruines dont de vertigineuses terrasses au sommet desquelles se trouve un temple. Comme à chaque fois, nous sommes impressionnés par l'immensité des blocs de pierre utilisés pour les édifices, leur poids pouvant faire plusieurs tonnes, et qui s'emboîtent parfaitement comme dans Tetris.

D'Ollantaytambo, nous faisons un tour en taxi en passant par les terrasses de Moray et les salinas de Maras. Les terrasses de Moray ont la particularité d'être circulaires. On peut observer trois ensembles de terrasses utilisées par les Incas pour des cultures expérimentales. Aux salinas, ce sont plusieurs milliers de parcelles à flanc de montagne qui sont exploitées depuis les Incas et encore aujourd'hui pour produire du sel. Celui-ci provient d'une source d'eau chaude d'origine volcanique.

Notre taxi nous dépose enfin à Urubamba, d'où Sandrine et Romaric décident de partir pour Pisac. Préférant consacrer plus de temps à Pisac, Laure et moi remettons cette destination au lendemain et prenons la route pour le village de Chinchero, à côté duquel se trouvent, pour changer, des ruines incas ! Cela pourrait paraître lassant d'enchaîner les visites de ruines, mais à chaque fois, la combinaison des ruines avec le cadre exceptionnel des montagnes nous émerveille. A Chinchero, nous assistons paisiblement, et sans aucun autre touriste, au coucher de Soleil sur des terrasses incas situées dans une petite vallée encaissée, au milieu de champs de blé et sous des sommets enneigés.

Le lendemain, nous allons donc à Pisac, célèbre pour son marché, et ses ruines bien sûr, qui surplombent le village. Les différents quartiers de la citadelle (qui mêle des ruines incas et des ruines plus anciennes de la civilisation Wari) sont disséminés sur la crête et reliés entre eux par un chemin qui emprunte une corniche et même un tunnel. Maisons, temples, entrepôts, fontaines, cimetière... tout y est. Montés en taxi, nous redescendons au village à pied par un sentier qui serpente entre les terrasses et les tours de guet. Nous terminons la balade en compagnie d'un couple péruvien et arrivons directement sur le marché, où nous attendent de rafraichissants jus d'orange. Nous en avons profité pour goûter la "fast food" locale, l'épi de maïs avec sauce et fromage, mais cela ne nous a pas laissé un souvenir impérissable.