Samedi matin, réveil à 8h dans la maison de Núpar. Pas rancuniers, nous allons prendre notre petit déjeuner à l’auberge. Puis c’est le départ en voiture, direction l’est sur la route 1, face au Vatnajökull, le plus grand glacier d’Europe. C’est dans ce paysage de plaine, mais entouré par les montagnes et les glaciers, que nous sortons de la route histoire de faire quelques virages en 4×4 sur le sable noir.

Parc national de Skaftafell
Parc national de Skaftafell
Parc national de Skaftafell

Premier arrêt à Skaftafell, le plus grand et le plus apprécié parc national du pays, pour une randonnée de 4 heures en montagne. Il fait beau, c’est le week-end, et de nombreux Islandais ont planté leur tente avec les touristes au camp situé à côté du parking. L’ascension commence par une zone boisée (c’est-à-dire buissons et arbustres). Quand la pente s’adoucit, nous passons à proximité de la cascade de Svartifoss, remarquable par ses formations d’orgues basaltiques. Nous poursuivons notre chemin en direction du Skaftafellsjökull et arrivons à un point de vue sur cette langue glacière. Cette “rivière de glace”, sur laquelle on peut distinguer des crevasses, est impressionnante. En aval, elle se transforme en une dizaine de petits cours d’eau qui serpentent dans la plaine jusqu’à l’océan. A l’ouest, parmi les sommets enneigés tout proches que nous apercevons au-dessus du glacier se trouve peut-être le Hvannadalshnjukur, le point culminant de l’Islande à 2119 mètres. Nous poursuivons notre ascension avec l’intention de faire un circuit. La végétation n’est maintenant plus constituée que de quelques plaques d’herbe et de mousse et le vent commence à souffler très fortement. Les balisages deviennent de plus en plus éloignés et le chemin difficile à deviner. Nous préférons finalement faire demi-tour, repassons au point de vue, puis bifurquons par un chemin différent pour la descente finale, qui se fait, il faut le signaler, en forêt ! Constituée certes de quelques bouleaux nains, mais forêt quand même.

Jokulsarlon
Jokulsarlon
Jokulsarlon

Retour au camp puis voiture à nouveau en direction de la lagune glaciaire du Jökulsárlón. Mais nous souhaitons nous arrêter avant afin de voir d’autres lacs glaciaires moins célèbres, tels que Breiðárlón ou le plus petit Fjallsárlón, mais tout aussi magnifiques à ce qu’il parait et surtout moins envahis par les touristes. Nous guettons les pistes qui partent à gauche de la route, jusqu’à ce que nous voyons 2 voitures garées au pied d’un talus. Nous nous arrêtons, bien décidés à voir ce qui se cache derrière, en laissant Nicolas dormir à l’arrière de la voiture. Même après avoir vu les photos, même en s’attendant à se retrouver devant ce genre de scène, le spectacle que nous découvrons en haut nous laisse sans voix. “Bon, finalement on va peut-être aller réveiller Nico quand même !” On entend très distinctement le flic flac des gouttes tombant des milliers de blocs de glace qui flottent sur toute la surface du lac. Au fond se trouve le glacier duquel se sont détachés tous ces icebergs, avant de rejoindre l’océan par la très courte rivière qui le relie au lac. Plus loin sur la droite, près de l’embouchure, nous distinguons un bâtiment avec des bateaux et quelques touristes. Nous sommes donc bien au Jökulsárlón, nous avons donc raté les autres lacs, mais peu importe, la vue est à couper le souffle, et il n’y a quasiment personne de ce côté-ci. Nous descendons sur le bord de la rive, et restons quelques instants toujours captivés par ce lac. Puis nous nous rendons à l’embouchure de la rivière voir les icebergs partir dans l’océan. Ou échouer pour certains sur le sable noir de la plage.

Vagnsstadir
Vagnsstadir
Vagnsstadir

Ce soir nous dormons à l’auberge de Vagnsstadir. Celle de Höfn un peu plus loin, qui nous aurait permis d’avoir un peu moins de route le lendemain, était complète lorsque nous avions voulu réserver. Nous apprenons alors qu’il y a ce week-end un grand festival sportif à Höfn, ce qui explique peut-être cela. Notre auberge est pleine aussi, et une famille de Français ayant réservé mais arrivée 15 min trop tard se retrouve sans lit ! Mieux vaut téléphoner si on prévoit d’arriver tard (c’est-à-dire ici après 18h !). On trouve finalement de la place en installant des matelas dans salon et tout le monde pourra passer la nuit ici. Ce soir, et pour la première fois depuis le début du voyage, nous allons faire notre propre cuisine. Mais nous ne résistons pas avant à une petite promenade dans les prés au milieu de ce décor féérique. Allons voir la mer, elle ne doit pas être loin, à 15 minutes dirons certains !!! Manifestement c’est plus loin que ça, car nous ne la verrons pas. Retour à l’auberge, cuisine, repas, tarot et au lit.