Alors qu'au mois d'août il fait habituellement gris et froid dans la province de Buenos Aires, le soleil et la chaleur nous accueillent à Tandil à la descente du car. Cette "petite" ville de 150 000 habitants se trouve à "seulement" 400 km de la capitale, soit 5 heures de route environ (sans compter les embouteillages). A l'échelle du pays, c'est la porte à côté pour les Porteños et ils sont nombreux comme nous à être venus passer ce nouveau week-end de trois jours à la campagne.

Monte Calvario

Si Tandil est si prisé des Argentins, c'est que nous sommes dans une oasis de relief au milieu de l'immense plaine de la province buenos-airienne (plus grande que la moitié de la France métropolitaine tout de même). La sierra ne culmine qu'à quelques centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer mais cela suffit pour permettre tout un tas d'activités de plein-air et s'évader quelques heures du stress et de la pollution de la capitale. Escalade, VTT, kayak... nous choisissons la marche (il y a bien une chaîne de "montagnes" un peu plus importante au sud de la province vers Bahia Blanca, mais c'est 400 km plus loin).

Tandil, Parque Independencia et Lago del Fuerte

Côté ville, nous parcourons les espaces verts. La place principale pour commencer, avec ses orangers et son iglesia del Santísimo Sacramento dont les coupoles rappellent un peu le Sacré-Cœur de Paris. Le parc Independencia est situé lui sur une colline dominée par le château mauresque, don de la communauté espagnole. A proximité se trouve la statue du Général Martin Rodriguez qui fonda la ville en 1823 sous le nom de Fuerte Independencia, lors de la conquête de nouveaux territoires aux indiens au sud de Buenos Aires. De l'autre côté du parc nous arrivons au Lago del Fuerte, un lac artificiel où tout Buenos Aires semble s'être réuni pour profiter de ce dimanche estival en plein hiver. Nous terminerons le tour par les crêtes, nettement plus calmes et aérées. Le Monte Calvario, le plus grand monument religieux à ciel ouvert du pays, attire lui aussi les touristes. Là encore, il suffit de s'élever un peu en poursuivant l'ascension du cerro le plus proche pour se retrouver seuls. Ou presque, puisque nous côtoyons plusieurs rapaces (des Caracaras Chimangos) en train de se disputer dans les airs la dépouille d'un rongeur.

Cerro Centinela et Sierra del Tigre Au sommet du Cerro Venado 389m

Tout Tandil s'étend à nos pieds et nous pouvons apercevoir un autre cerro, le plus célèbre puisqu'à son sommet se trouve la "Piedra Movediza". Cette pierre branlante de 400 tonnes qui a fait la réputation de la ville se maintenait en équilibre jusqu'à ce qu'elle tombe et éclate en morceaux en 1912. Dans les années 90, une réplique à été installée à l'emplacement initial. Nous pouvons distinguer les touristes qui font la queue pour se prendre en photo avec la piedra. Un peu trop touristique à notre goût, tout comme le télésiège du Cerro Centinela, on passe notre tour.

Le dernier jour nous nous rendons à la Sierra del Tigre, une réserve naturelle pour la faune et la flore. A part quelques oiseaux et une grosse araignée velue, nous ne verrons pas beaucoup d'animaux sauvages en liberté ce jour-là. Mais c'est l'occasion de nous oxygéner une dernière fois les poumons avant de rentrer à Buenos Aires. Le temps d'une glace dégustée sur la pelouse de la Plaza Independencia en attendant le car du retour, le week-end est déjà terminé. A la prochaine !